Contrôle aérien : grève du 5 au 8 mars en France

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Un syndicat du contrôle aérien français a lancé un appel à la grève du 5 au 8 mars, toujours dans le cadre de la mobilisation contre le projet de réforme des retraites.

L’USAC-CGT a de nouveau appelé lundi les employés de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) à cesser le travail, cette fois du 5 au 8 mars 2020 « ainsi que les nuits en amont et en aval ».

Il est trop tôt pour prédire l’impact sur le trafic aérien, mais le dernier mouvement le 20 février s’était peu fait ressentir : Air France par exemple annonçait « des perturbations possibles » sur le programme de vols court et moyen-courriers, mais prévoyait d’assurer la totalité de son programme de vols long-courriers.

Les low cost Ryanair et Volotea avaient annulé plusieurs rotations, easyJet et Vueling ne détaillant pas les perturbations de son programme de vol.

Mais lors des mouvements du 9 janvier et de décembre dernier, des centaines de vols avaient été annulés.

La DGAC avait alors demandé aux compagnies aériennes de supprimer entre 20% et 25% des vols dans jusque sept aéroports de métropole, la traversée de l’espace aérien français étant également perturbée.

Le tract de l’USAC-CGT diffusé lundi souligne que la réforme des retraites envisagée par le gouvernement « est un projet dangereux pour tous les salariés, et s’avérerait être une régression pour le régime des retraites des fonctionnaires en diminuant leurs droits et le niveau de leurs pensions de manière inquiétante. En outre, hautement régressive pour les métiers pénibles, discriminante pour les femmes, cette retraite universelle par points remettra encore davantage en cause la Fonction publique de carrière. Apporter les nécessaires améliorations aux systèmes actuels passe par le retrait de ce projet nocif. Le recours au 49.3 empêchant tout débat sur ce projet d’une importance capitale est un véritable affront, une mesure d’autoritarisme inacceptable. Aucune urgence, aucune raison de lier ce projet au calendrier municipal, un rejet massif de la population, des propositions syndicales ignorées, font que si ce recours est légal, il n’a pas de légitimité ».

On notera que contrairement aux grèves précédentes, celle prévue du 5 au 8 mars n’est pas alignée sur la mobilisation de l’intersyndicale : cette dernière a en effet appelé dès aujourd’hui à une « grande journée de grève et de mobilisation », accusant le gouvernement de » couper court aux débats contradictoires à l’Assemblée nationale » et de « profiter d’un problème sanitaire grave pour essayer de régler en catimini un conflit social majeur ».

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