La direction d’Air France n’apprend jamais d’aucune crise (SRAS, H1N1)

Dans COVID-19/PNC/Revue de presse

Dès fin janvier 2020, l’entreprise a été alertée du danger du coronavirus par le CSSCT (Comité de Santé et Sécurité et Conditions de Travail). Un Danger Grave et Imminent (DGI) a été déposé sur l’ensemble du réseau AF le 23 janvier 2020, Pourtant…

La direction a préféré se réfugier derrière les consignes du gouvernement pour ne pas mettre en place tous les moyens nécessaires à la protection des PNC sur tout le réseau.

En France, la gestion catastrophique de la crise sanitaire est scandaleuse et hallucinante. Les confessions de l’ancienne ministre de la santé sont d’une immense gravité mais ne montrent que la face immergée de l’iceberg.

Face à « l’amateurisme » revendiqué de la Macronie, nul doute que le gouvernement aura à rendre de très lourds comptes à la Nation à l’issue de cette crise.

Pour l’heure seules la solidarité, l’entraide et la responsabilité de chacun(e)s sont essentielles et vitales.

Le discours schyzophrénique d’Edouard Philippe sème d’autant plus le trouble et le doute.

D’un côté, tout le monde doit être confiné pour éviter la propagation massive de la pandémie et de l’autre, il incite les salarié(e)s à être responsables et à se rendre au travail en leur proposant une prime de 1000 euros.

Par déclinaison, cette incompétence et inconscience manifestes du gouvernement placent Air France dans l’obligation d’exposer aux risques de contagion ses personnels « front-line » et ses passagers.

Ainsi, la direction Air France et le gouvernement  ont vraisemblablement opté pour le rapatriement massif et rapide des passagers et ressortissants.

Si sur LC, les avions partent dé-commercialisés pour la plupart, ils reviennent à CDG Full PAX ! C’est de la pure folie !

La direction, en vertu de l’article L4121-1 a OBLIGATION  de prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

Force est de constater que les mesures à ce jour mises en place par l’employeur sont plus qu’insuffisantes.

L’UGICT/CGT PNC  exige en priorité :

Que tous les PNC engagés actuellement soient dotés de moyens de protections efficaces (masque FFP2 pour chaque PNC et doublés pour tous les courriers dont le TSV est supérieur à 8 h correspondant à la durée d’efficacité des masques), gants, Ki-ose. Gel hydro alcoolique pour PAX et PNC.

Qu’Air France respecte les recommandations de transport de l’OMS et EASA en séparant les PAX à minima par un siège vide, mesures de distance sociale recommandées.

D’opérer un cadencement des embarquement/débarquement afin que les passagers ne s’agglutinent pas à l’enregistrementm ais aussi pendant TOUTES les opérations au sol et en vol dans l’aéronef.

Que tous les PNC dès leurs retours de vols à venir soient placés en confinement chez eux comme le reste de la population.

Les compagnies du groupe HOP et TO viennent de cesser toutes activités commerciales. Air France doit en faire de même immédiatement.

Dès lundi et jusqu’au 15 avril, les liaisons aériennes entre la métropole et les départements d’outre-mer seront interdites.

L’armée possède tous les moyens matériels (avions, protections individuelles NBC) à sa disposition pour assurer la protection de la population et la continuité territoriale.

Il ne manque plus que l’aval du président Macron pour mettre en œuvre ce dispositif.

Nous rappelons que l’épidemie en Chine a pu être éradiquée en 3 mois grâce à des mesures drastiques mises en place.

Vous retrouverez une liste exhaustive et complète de nos demandes dans le Flash Info PNC du 15 mars 2020.  

L’humain doit être la priorité absolue et primer sur toute autre considération. Il n’y a pas à tergiverser.

L’incapacité d’accueil des hôpitaux, due aux politiques d’austérité menées depuis plus de 20 ans par les différents gouvernements, rend impossible de prendre le moindre risque.

Concernant les impacts économiques de cette situation,

l’UGICT/CGT demande la renationalisation de la compagnie Air France et de manière pérenne. Nous nous opposons à l’idée de socialiser les pertes et de privatiser les profits en recourant à des mesures temporaires.

De même, nous nous opposons à la perspective que cette crise soit payée par les salarié(e)s !

Aussi, sur la question des rémunérations des personnels, nous exigeons le maintien des salaires. La crise n’a pas à être payée par les salarié(e)s et nos acquis sociaux ne doivent pas être diminués ou reniés comme entend le faire le gouvernement Macron/Philippe avec son projet de loi « adaptation à la crise du coronavirus…

Soulignons que l’État provisionne 300 milliards de garanties bancaires et 45 milliards pour que les entreprises payent leurs « factures » et leurs prêts. Dans ces factures sont inclus nos salaires.

Ces 300 milliards et ces 45 milliards sont constitués par notre argent, nos impôts, celui des citoyen.ne.s, des travailleuses et des travailleurs du pays.

S’il doit servir à payer les factures des entreprises, il n’y a aucune raison qu’il ne puisse pas servir à maintenir l’intégralité des salaires des personnels.

L’UGICT/CGT PNC au côté de La CGT Air France réaffirme les revendications qu’elle porte dans toutes ses luttes et sur le terrain :
  • Protection de la santé des personnels.
  • Maintien des salaires et des emplois.
  • La renationalisation de l’entreprise.
  • L’abandon de la sous-traitance.

Nous avons réussi à imposer à la direction le droit de retrait à distance.

Charge à chaque PNC d’estimer ce qui est bon pour lui et ses proches et des responsabilités indirectes qu’il risque de faire subir à ses collègues et aux PAX s’il est infecté, porteurs asymptomatique  ou possiblement infecté.

C’est par la solidarité, fraternité, sororité que nous traverserons cette crise. Pour l’heure, prenez soin de vous et de vos proches, priorité à l’humain.

L’équipe de l’UGICT/CGT PNC

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