Covid-19 : ADP ferme Orly et réduit Roissy-Charles de Gaulle à la portion congrue

Dans Aéroports/COVID-19/Divers/Revue de presse

C’est officiel. En raison de la suspension quasi-totale du trafic aérien, ADP va fermer temporairement l’aéroport d’Orly au trafic commercial régulier à partir du 31 mars à 23h59. A Roissy-Charles de Gaulle, ADP va seulement maintenir le terminal 2E (hall K), une partie du 2F et le 2A. ADP prévoit un trafic de seulement 10 à 15% jusqu’à mi-mai, puis une reprise progressive.

Le terminal sera donc fermé au public, mais les fonctions vitales seront maintenues pour permettre le redémarrage. Orly restera par ailleurs un terrain de déroutement en cas d’urgence, et sera ouvert aux vols d’évacuation sanitaire et aux vols destinés à stocker les avions, a expliqué à La Tribune Edward Arkwright, le directeur général exécutif du groupe.

Maintien à CDG du « 2E » (hall K), du « 2F » avec une péninsule, et du « 2A ».

Le gestionnaire des aéroports parisiens va proposer aux compagnies aériennes présentes à Orly d’opérer les quelques vols qu’elles prévoient encore à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, lequel va lui aussi être redimensionné pour s’adapter au trafic résiduel parisien envisagé.

Après la fermeture temporaire du terminal 3 et du terminal 2G lundi, d’autres infrastructures vont fermer.

 « Nous allons nous replier sur le terminal 2E, hall K, le 2F avec une péninsule, voire une deuxième s’il y avait plus de trafic que prévu, et nous conserverons une capacité d’accueillir une activité au terminal 2A. Tout le reste sera fermé à partir de dimanche 29 mars à 23h59 », a précisé Edward Arkwright.

ADP pense pouvoir conserver entre 10 et 15% du trafic de CDG.

Reprise progressive

Pour combien de temps? Avec le manque de visibilité sur la durée de la pandémie, aucun calendrier n’a été donné.

« Nous allons travailler avec les compagnies aériennes sur les critères d’appréciation pour réarmer une reprise. C’est pour cela que nous allons garder des équipes nominales à Orly », a indiqué Edward Arkwright.

Dans ses scénarios de reprise du trafic, ADP a prévu un « point bas » entre le 15 mars et début mai, puis une très légère remontée du trafic en mai avec un trafic inférieur de 70% par rapport à une activité normale, suivie d’une remontée en juin et juillet (-50%). La reprise s’annonce donc lente et progressive.

Le groupe prévoit une perte d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires à Paris en 2020.

Source de l’article (la tribune 25/03/2020)

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*